séries thématiques

instants (volés) | 2015-16

Cette dernière série a fait l’objet d’une première exposition personnelle. Elle est le fruit d’une commande artistique de la Ville de Mourenx, première ville nouvelle en France à avoir été bâtie ex nihilo pour les besoins de l’exploitation du gaz de Lacq. A l’occasion de l’implantation de la galerie d’art contemporain de Mourenx dans un nouvel équipement culturel édifié par la communauté de communes, Blandine Galtier a arpenté le chantier pendant un an, armée de son appareil photographique. Elle rend compte du processus d’artificialisation du sol et d’une succession d’instants voués à l’oubli bien que décisifs à travers trois thèmes: l’ancrage et l’assise du bâtiment extirpé de la fange, son étayage au moyen d’un exosquelette éphémère, l’enveloppe qui donne corps à l’architecture.

natures mortes | 2011 -14

Un sentiment de fascination se dégage de l’enchevêtrement des ouvrages d’art et des réseaux routiers, retranscrit à partir de photographies de Roissy, de Tokyo ou de Kyoto et de souvenirs de lectures d’Emile Verhaeren. Les ouvrages infrastructurels se trouvent exhumés ou mis à nu comme autant de vestiges de la civilisation de l’automobile reine et d’une urbanisation massive, dévoratrice de la nature et des paysages. Ils composent un univers esthétique, dont le jeu graphique sur les lignes ou sur les courbes et la réplique du gaufrage, révèlent la puissance poétique. Le regard quasi chirurgical porté sur eux et l’ajout de bleu dans les noirs intensifient la sensation de leur présence.

japan | 2014

A partir des photographies de voyage d’amis revenant d’un long séjour à Tokyo et à Kyoto, un voyage virtuel se trame, qui s’attache à restituer les ambiances architecturales dans un contexte d’urbanisation dense. Le thème de l’infrastructure développé dans la série Natures mortes y est central et s’y ajoute celui de l’imbrication avec la ville.

gray skies | 2011

Cette seconde version de la série Je ne connais pas l’Afrique  voit la couleur disparaître au profit de toute une gamme de gris, qui souligne davantage encore l’abstraction d’implantations aéroportuaires indifférentes à leurs contextes et à leurs sols. L’atténuation du contraste entre les différents gris et le blanc des gaufrages renforce ce caractère abstrait. L’assemblage des plaques déjà gravées en fonction de rimes graphiques et le remaniement des frontières géographiques ou des limites d’emprise également.

je ne connais pas l’Afrique | 2011

A l’occasion d’un parcours d’art contemporain sur le thème de l’Afrique, Blandine Galtier cherche comment évoquer ce continent, très présent dans son arbre généalogique mais dont elle ignore presque tout. Pour éviter l’écueil de fantasmes ou de clichés, elle se livre à un exercice méthodique de survol du territoire et de cartographie, jalonné par la représentation des principaux aéroports internationaux des pays africains, en se tenant ainsi aux portes de l’inconnu. Les vues aériennes glanées sur Google Earth et l’emprise bâtie des infrastructures aéroportuaires témoignent de la confrontation entre la géométrie implacable de l’architecture et la topographie des différentes villes.

macrobia & bactéria | 2010-11

A la faveur d’un jeu d’échelle, cette série rend compte de la complexité de l’univers biologique des microbes et des bactéries, organismes vivants appréhendés ici dans leur configuration formelle comme autant de micro architectures et de tableaux abstraits. Expérimentée à cette occasion, la technique de gravure de la manière noire permet à la fois d’obtenir un noir plus profond et des effets de matière sur le blanc du papier.